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  • Mouvement social : motion du DEPA

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    Motion votée par les enseignant.e.s du DEPA
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    Le Département d’Études des Pays Anglophones (DEPA) et l’Unité de Recherche Transferts Critiques Anglophones (TransCrit) s’opposent au projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) ainsi qu’au projet de réforme des retraites, qui participent au démantèlement du service public et mettent en péril l’enseignement et la recherche publics.

    D’une part, nous nous alarmons de l’idéologie managériale et inégalitaire des rapports préalables au futur projet de LPPR et rejetons avec force :

     La compétition accrue entre les universités et les enseignant.e.s-chercheur.se.s

     Le renforcement du financement par projet et la concentration annoncée des moyens sur quelques universités

     La remise en cause du statut des enseignant·es-chercheur·ses et des chercheur·ses et l’introduction de modulations de service contraintes

     La remise en cause des fonctions du CNU et la suppression de la procédure de qualification nationale

     La création de nouveaux contrats de travail d’exception aux dispositions statutaires (contractualisation, CDI sur projet et tenure tracks) qui précariseraient davantage les BIATSS et ITA, les non-titulaires et les jeunes chercheur•ses, mais aussi les chercheur•ses et enseignant•es-chercheur•ses

     Les conséquences de ce projet de loi sur l’enseignement et les étudiant•e•s

    D’autre part, nous nous opposons au projet de réforme des retraites conduit par le gouvernement, dont l’impréparation a été sanctionnée par le Conseil d’Etat. Cette réforme entraînera une baisse généralisée des pensions, en particulier pour les enseignant•es et les enseignant•es-chercheur•ses (-20 à -40% selon les premières estimations), et repoussera encore davantage l’âge de départ. Ce projet acte la fin de la solidarité intergénérationnelle pour la “capitalisation” individuelle. Ce projet est non seulement dangereux mais aussi inutile puisque de nombreuses solutions existent pour améliorer et pérenniser le système actuel (CADES, fonds de réserve, hausse de cotisations...). Il contrevient aux engagements présidentiels pris par Emmanuel Macron de "ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions”.

    * * *

    Adoptée le 1er février (Pour : 30 / Contre : 5 / Abstention : 3)

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